projet 4 la nouvelle d anticipation

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nouvelle d anticipation_science-fiction

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la nouvelle d anticipation fiche pedagogique 2as

Projet 4
Intention communicative : Relater pour se représenter un monde futur.
Objet d'étude n°1 : La nouvelle d’anticipation. 

Séquence : Rédiger un texte d’anticipation.
BILAN :
→ Les récits de « science-fiction » se déroulent dans le futur, puisqu’ils sont aussi des romans « d’anticipation », c’est-à-dire des romans dans lesquels l’auteur(e) imagine et donne à voir une vision de l’avenir. Ces romans questionnent souvent la société actuelle ainsi que les potentiels dangers futurs du développement des sciences et des technologies.

Cadre spatio-temporel:

Univers différent de celui du lecteur, qui est la réalité d’autres hommes Univers à venir, soumis aux lois scientifiques ou aux conséquences des évolutions actuelles.

Personnages ou lecteur:

Le lecteur a les moyens de comprendre les phénomènes étonnants auxquels il assiste, grâce à la science.

Faits-événements:

Action située généralement à une époque contemporaine ou proche de celle du lecteur.

des exemples sur la nouvelle d anticipation:

Document 1
Un taxi automatique aérien, un AA, s'est posé devant moi. Une voix suave m'a demandé où je désirais me rendre.
- Europe de l'Ouest, ai-je répondu, région de France, ville de Blois.
Des robots ont chargé mes bagages dans la soute. Je n'avais pas croisé un seul être humain depuis l'atterrissage de la navette. Où donc étaient passés les hommes? Peut-être la chaleur les retenait-elle chez eux?
- Température extérieure 49 degrés, arrivée à Blois, région France, continent Europe, prévue dans une heure trente, a précisé la voix mélodieuse.
Le taxi AA s'est élevé dans la lumière aveuglante du jour. J'ai vu, par la vitre teintée, l'astroport se fondre dans les ocres et les rouges du désert saharien. J'ai alors présumé que seules les machines pouvaient vivre dans une telle fournaise et que je retrouverais les hommes dans les zones tempérées. Rassuré, épuisé par les sensations et les émotions, je me suis assoupi dans la fraîcheur climatisée de l'AA.
La gare de Blois était, elle aussi, déserte. Du ciel sombre tombait un crachin tenace qui se posait sur les cheveux et les épaules comme une mantille aux mailles serrées. La ville ne ressemblait pas à celle de mes souvenirs. J'ai eu l'impression, un moment, que le taxi AA s'était trompé d'endroit. Ou que la navette m'avait déposé sur la mauvaise planète.
- Blois. Heure locale: 15 h 15. Température extérieure: 13 degrés.
La voix n'a exigé aucun paiement, comme si l'argent n'avait plus cours dans le vieux monde. Deux robots ont déchargé mes malles et les ont posées sur un chariot automatique qui m'a suivi dans chacun de mes mouvements. Dehors, je n'ai absolument rien reconnu, ni les maisons, ni les places, ni la végétation. Les orgueilleuses maisons qui se dressaient jadis de chaque côté des rues avaient été remplacées par des constructions arrondies et basses totalement dépourvues de fenêtres. Les habitations de Téthys, bien que simples et modestes, avaient davantage d'allure que ces sinistres bunkers en partie enterrés.
Un taxi automatique local, un AL, s'est dérouté vers moi et m'a proposé de me conduire à la destination de mon choix. Je lui ai donné l'adresse de mes parents et me suis installé sur la banquette pendant que les robots disposaient mes malles dans le coffre et sur le toit. La réalité ne collait pas à mes rêves.
Pierre Bordage, Dans le regard des miens, 2007

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Document 2
Les hommes de ce XXIXe siècle vivent au milieu d'une féerie continuelle, sans avoir l'air de s'en douter. Blasés sur les merveilles, ils restent froids devant celles que le progrès leur apporte chaque jour. Tout leur semble naturel. S'ils la comparaient au passé, ils apprécieraient mieux notre civilisation, et ils se rendraient compte du chemin parcouru. Combien leur apparaîtraient plus admirables nos cités modernes aux voies larges de cent mètres, aux maisons hautes de trois cents, à la température toujours égale, au ciel sillonné par des milliers d'aéro-cars et d'aéro-omnibus ! Auprès de ces villes, dont la population atteint parfois jusqu'à dix millions d'habitants, qu'étaient ces villages, ces hameaux d'il y a mille ans, ces Paris, ces Londres, ces Berlin, ces New-York, bourgades mal aérées et boueuses, où circulaient des caisses cahotantes, traînées par des chevaux, - oui! des chevaux! c'est à ne pas le croire! S'ils se représentaient le défectueux fonctionnement des paquebots et des chemins de fer, leurs collisions fréquentes leur lenteur aussi, quel prix les voyageurs n'attacheraient-ils pas aux aéro­trains, et surtout à ces tubes pneumatiques, jetés à travers les océans, et dans lesquels on les transporte avec une vitesse de quinze cents kilomètres à l'heure? Enfin ne jouirait-on pas mieux du téléphone et du téléphote, en se disant que nos pères en étaient réduits à cet appareil antédiluvien qu'ils appelaient le « télégraphe» ?
Chose étrange! Ces surprenantes transformations reposent sur des principes parfaitement connus de nos aïeux, qui n'en tiraient, pour ainsi dire, aucun parti. En effet, la chaleur, la vapeur, l'électricité, sont aussi vieilles que l'homme. À la fin du XIXe siècle, les savants n'affirmaient-ils pas déjà que la seule différence entre les forces physiques et chimiques réside dans un mode de vibration, propre à chacune d'elles, des particules éthériques ?
Puisqu'on avait fait ce pas énorme de reconnaître la parenté de toutes ces forces, il est vraiment inconcevable qu'il ait fallu un temps si long pour arriver à déterminer chacun des modes de vibration qui les différencient. Il est extraordinaire, surtout, que le moyen de passer directement de l'un à l'autre et de les produire les uns sans les autres ait été découvert tout récemment.
C'est cependant ainsi que les choses se sont passées, et c'est seulement en 2790, il y a cent ans, que le célèbre Oswald Nyer y est parvenu.
Jules Verne, la journée d'un journaliste en 2889, 1889

Document 3
De ces innombrables voitures qui sillonnaient la chaussée des boulevards, le plus grand nombre marchait sans chevaux; elles se mouvaient par une force invisible, au moyen d'un moteur à air dilaté par la combustion du gaz. C'était la machine Lenoir appliquée à la locomotion.
Cette machine, inventée en 1859, avait pour premier avantage de supprimer chaudière, foyer et combustible; un peu de gaz d'éclairage, mêlé à de l'air introduit sous le piston et enflammé par l'étincelle électrique, produisait le mouvement; des bornes-gaz établies aux diverses stations de voitures fournissaient l'hydrogène nécessaire; des perfectionnements nouveaux avaient permis de supprimer l'eau destinée autrefois à refroidir le cylindre de la machine.
Celle-ci était donc facile, simple et maniable; le mécanicien, assis sur son siège, guidait une roue directrice; une pédale, placée sous son pied, lui permettait de modifier instantanément la marche du véhicule.
Les voitures de la force d'un cheval-vapeur, ne coûtaient pas par jour le prix d'un huitième de cheval; la dépense du gaz, contrôlée d'une façon précise, permettait de calculer le travail utile de chaque voiture, et la Compagnie ne pouvait plus être trompée comme autrefois par ses cochers.
Ces gaz-cabs faisaient une grande consommation d'hydrogène, sans parler de ces énormes haquets, chargés de pierre et de matériaux, qui déployaient des forces de vingt à trente chevaux. Ce système Lenoir avait aussi l'avantage de ne rien coûter pendant les heures de repos, économie impossible à réaliser avec les machines à vapeur, qui dévorent leur combustible même aux temps d'arrêt.
Les moyens de transport étaient donc rapides dans les rues moins encombrées qu'autrefois, car une ordonnance du ministère de la Police interdisait à toute charrette, fardier ou cm ion, de circuler après dix heures du matin, si ce n'est sur certaines voies réservée.
Ces diverses améliorations convenaient bien à ce siècle fiévreux, où la multiplicité des affaires ne laissait aucun repos et ne permettait aucun retard.
Qu'eût dit un de nos ancêtres à voir ces boulevards illuminés avec un éclat comparable à celui du soleil, ces mille voitures circulant sans bruit sur le sourd bitume des rues, ces magasins riches comme des palais, d'où la lumière se répandait en blanches irradiations, ces voies de communication larges comme des places, ces places vastes comme des plaines, ces hôtels immenses dans lesquels se logeaient somptueusement vingt mille voyageurs, ces viaducs si légers; ces longues galeries élégantes, ces ponts lancés d'une rue à l'autre, et enfin ces trains éclatants qui semblaient sillonner les airs avec une fantastique rapidité.
Il eût été fort surpris sans doute; mais les hommes de 1960 n'en étaient plus à l'admiration de ces merveilles; ils en profitaient tranquillement, sans être plus heureux, car, à leur allure pressée, à leur démarche hâtive, à leur fougue américaine, on sentait que les démons de la fortune les poussait sans relâche ni merci.
Jules Verne, Paris au X)( siècle, 1863)Document 4
La nouvelle convergence des technologies transformera radicalement l'existence d'une manière bien spécifique. Quand existera la machine pensante, l'espèce humaine pourra se métamorphoser, : l'humain pourra être augmenté. En fusionnant avec les machines, nous pourrons sortir de nos limites, étendre nos capacités. Le « plus» est le leitmotiv central du transhumanisme : « H+ » est son signe de reconnaissance.
Pour atteindre ce but, le corps serait prolongé, restructuré, investi de milliers d'ordinateurs microscopiques. À terme, il serait même possible de quitter définitivement le corps « version 1.0 ». Télécharger son esprit sur un disque dur, faire partie intégrante de la machine pensante garantirait une forme de vie éternelle. Il n'y a donc rien de miraculeux ni de surnaturel, pour les transhumanistes, dans leurs prévisions fantastiques. Uniquement la croissance exponentielle de la puissance technologique. Pour cela, ils se fondent notamment sur la loi de Moore, du nom du cofondateur de la société Intel, Gordon Moore, qui constatait dès 1965 que la puissance de calcul des ordinateurs allait doubler tous les dix-huit mois environ. Cette croissance, en extrapolant sa courbe - quitte à faire fi des contraintes incontournables des lois de la physique -, laisse présager que l'intelligence humaine sera bientôt brutalement larguée. La vie évolue très lentement, ses métamorphoses se comptent par millions d'années. Au contraire, les capacités des ordinateurs augmentent à un rythme vertigineux. Bientôt, les machines seraient plus intelligentes que nous, capables de penser plus vite, communiquant entre elles. Alors le monde devrait s'attendre à basculer.
C'est en 2030, environ, que tout changerait. L'intelligence humaine, autrefois enfermée dans la boîte crânienne, limitée aux capacités de notre cerveau, pourrait alors s'installer pour de bon dans les transistors et les processeurs. En un court laps de temps, cette intelligence serait elle-même devenue immensément plus puissante qu'aujourd'hui. Cet avènement d'un univers dont on n'a pas idée a pour nom de code, aujourd'hui, la « Singularité ».
Monique Atlan et Roger-Pol Droit, Humain une enquête philosophique sur ces révolutions qui changent nos vies, 2012
Document 5
La date 18 octobre 1974
L'heure: 15 h. 20
Le lieu: Fontaine Saint-Sulpice (café)
Plus tard, je suis allé au tabac Saint-Sulpice. Je suis monté, au premier, une salle triste, plutôt froide, occupée seulement par un quintette de bridgeurs dont quatre étaient en train de jouer trois trèfles. Je suis redescendu m'installer à la table que j'avais occupé le matin. J'ai mangé une paire de saucisses en buvant un ballon de bourgueil.
J'ai revu des autobus, des taxis, des voitures particulières, des cars de touristes, des camions et des camionnettes, des vélos, des vélomoteurs, des vespas, des motos, un triporteur des postes, une moto­école, une auto-école, des élégantes, des vieux beaux, des vieux couples, des bandes d'enfants, des gens à sacs, à sacoches, à valises, à chiens, à pipes, à parapluies, à bedaines, des vieilles peaux, des vieux cons, des jeunes cons, des flaneurs, des livreurs, des renfrognés, des discoureurs. J'ai aussi vu Jean-Paul Aron, et le patron du restaurant « Les trois canettes» que j'avais déjà aperçu le matin.
Je suis maintenant à la Fontaine St-Sulpice, assis de telle façon que je tourne le dos à la place: les voitures et les gens que mon regard découvre viennent de la place ou s'apprêtent à la traverser (à l'exception de quelques piétons qui peuvent venir de la rue Bonaparte).
Plusieurs grands-mères gantées ont poussé des landaus.
On prépare la journée nationale des personnes âgées. Une dame de 83 ans est entrée, elle a présenté son tronc au patron du café, mais est ressortie sans nous le tendre.
Sur le trottoir, il y a un homme secoué, mais pas encore ravagé, de tics (mouvements de l'épaule comme s'il éprouvait une démangeaison continuelle dans le cou); il tient sa cigarette de la même façon que moi (entre le medius et l'annulaire) : c'est la première fois que je retrouve chez un autre cette habitude. Paris-Vision: c'est un car à deux étages, guère plein.
Il est quatre heures cinq. Lassitude des yeux. Lassitude des mots.
Une deux-chevaux vert pomme.
(j'ai froid; je commande un vieux marc, très doux)
En face, au tabac, les bridgeurs de la salle du premier se donnent un peu d'air.
Un flic à vélo gare son vélo et entre dans le tabac; il en ressort presque aussitôt, on ne sait pas ce qu'il a acheté (des cigarettes? un stylo à bille, un timbre, des cachous, un paquet de mouchoirs en papier ?)
Car Cityrama.
Un motard. Une camionnette citroën vert pomme.
On entend des appels impératifs de klaxons.
Une grand-mère poussant un landau; elle porte une cape.
Un facteur avec sa sacoche.
Un vélo de course fixé sur l'arrière d'une voiture surbaissée.
(... )
Georges Perec, Tentative d'épuisement d'un lieu parisien, 1974
Document 6Tout sauf un homme
En 2007, ils étaient totalement interdits où que ce fût sur la planète, sauf dans le cadre de la recherche scientifique, et ce dans des conditions minutieusement contrôlées. Bien sûr, on pouvait envoyer des robots dans l'espace, dans les usines et les stations d'exploration dont le nombre croissait sans cesse hors de la Terre : ils, pouvaient bien se colleter avec les conditions épouvantables qui régnaient sur la glaciale Ganymède et la torride Mercure, se fatiguer à gratouiller la surface de la Lune, courir les risques vertigineux des premières expériences de Saut qui devaient ouvrir aux humains la route de l'hyperespace et des étoiles; mais l'emploi gratuit et généralisé des robots sur Terre - pour occuper de précieux créneaux de la société seraient autrement disponibles pour de vrais êtres humains de chair et de sang , et nés selon les lois de la nature - non! Non! Pas de ça chez nous !
Enfin, cet état d'esprit avait fini par changer, bien entendu. Et les changements les plus spectaculaires avaient commencé à se dessiner vers l'époque où le Robot NDR-113, qu'on devait plus tard connaître sous le nom d'Andrew Martin, était en cours d'assemblage à l'usine mère de la Région Nord de United States Robots and Mechanical Men. Un des éléments qui, à cette époque, amenèrent l'abandon progressif des préjugés anti-robots sur Terre fut tout simplement les relations publiques. United States Robots and Mechanical Men n'était pas seulement une organisation axée sur la science. Ceux qui la dirigeaient n'ignoraient pas l'importance qu'il y avait aussi à en préserver la rentabilité. Aussi avaient-ils trouvé un moyen discret, subtil et efficace pour écorner peu à peu le mythe de Frankenstein attaché au robot, l'image de l'homme mécanique en Golem redoutable. Les robots existent pour notre confort, clama le service de relations publiques de U.S.R.M.M. Les robots sont là pour nous aider. Les robots ne sont pas nos ennemis. Les robots sont parfaitement sûrs, sûrs au-delà de toute possibilité de doute. Et - parce que effectivement tout cela était tout à fait exact les gens commencèrent à accepter la présence de robots parmi eux, non sans rechigner, toutefois. Beaucoup - la majorité, peut-être - se sentaient mal à l'aise face au concept même de robot.
Asimov et Silverberg, « Terres de brume », 2007

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1AS,6,2AS,7,3AS,5,bac,7,conjugaison,2,Cours,1,Devoirs 1as,1,didactique,20,documents,8,ebook,12,Examens 1AS,1,Examens 2AS,2,Examens 3AS,4,fiche,16,fiches 1as français,1,fiches 2as,1,Grammaire,31,histoire,2,infos,1,la chamekh amor,2,Lecture,9,Linguistique,10,littérature,7,livres,99,livres anciens,55,livres audio,5,manuels,17,mémoires,1,Orthographe,4,pédagogie,4,phonétique,4,production,3,progressions et répartitions,1,Psychologie,1,Rédaction,3,Textes,3,travail,2,Vocabulaire,4,
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